09.07.2009

M LE MOUEL, ancien élu CR56 écrit au président de la Chambre d'agriculture

Michel LE MOUËL,

Ancien membre de la Chambre d'Agriculture

 

A Yves LE GOURRIEREC, Président de la Chambre d’Agriculture.

 

 

Tu dois connaître aujourd'hui les raisons de la colère des éleveurs. L'accumulation des mépris dont ils sont l'objet, des obligations qui leur incombent en matière d'environnement, de contrôles, de chartes, les ont amenés à une sorte de soulèvement, venu de la base.

 

Il faut aux dirigeants, en temps de crise, beaucoup de sang froid, d'autorité, de savoir faire et de propositions cohérentes pour canaliser et faire aboutir les revendications justifiées en matière de respect et de revenu.

 

Les moyens ne te manquaient pas pour appréhender dès le mois d'avril les possibilités de révolte et tu aurais dû, en tant qu'élu de tous, réunir une cellule de crise, analyser la situation et agir pour que tous ensemble nous recherchions les mesures appropriées pour juguler cette baisse de prix non supportable et infamante.

 

L'exemple est flagrant qu'un accord interprofessionnel de ce niveau n'a fait que renforcer le sentiment d'abandon pour les producteurs et ils ont raison de craindre une certaine trahison en égard au manque de perspectives pour l'avenir. Rien de cohérent pour demain c'est pire que de vivre l'instant présent.

 

Au lieu de construire un avenir durable, au risque de remettre en cause certaines citadelles de 1'interprofession, toi ou (et) ton état major ont désigné un bouc émissaire de proximité: la grande distribution et un ennemi venu de loin: la Nouvelle Zélande et son agressivité sur le marché mondial.

 

S'en sont suivies les émeutes que tu connais avec des débordements logiques mais assez dérisoires dans le résultat obtenu. 

 

Par contre ce que les meneurs ont réussi c'est de se couper de l'appui de l'opinion publique et de renforcer notre responsabilité en matière d'atteinte à l'environnement. En pleine région légumière (épinards, haricots, pois, pommes de terre) il te faut prendre la décision de rechercher les retombées d'éléments toxiques éventuels et cela avant la récolte.

 

Je dois ajouter que si des élus de la chambre ont participé et organisé ces exactions ton devoir est de sortir le carton rouge et de leur demander de se démettre de leur mandat. Tu peux aussi étendre cette proposition aux chambres régionales du Grand-Ouest.

 

Pour autant la colère des éleveurs n'est pas retombée et ils attendent des actions qui leur permettront de reprendre en main leur avenir. Si le cœur t'en dit!

 

 

Salutations professionnelles,

 

Michel LEMOUEL.

25.03.2009

En Europe, est-il encore possible de vivre de son lait ?

C’est le thème retenu pour le  IIIe congrès annuel de l’Organisation des Producteurs de Lait.

 

Le refus de la Commission européenne de tenir compte de la conjoncture laitière est affligeant. Même le Conseil des Ministres européens qui s’est clôturé lundi n’a pas pu lui faire entendre raison ni faire des propositions pertinentes pour tendre vers une maîtrise de la production laitière en France et en Europe, seul façon de garantir une rémunération juste des producteurs.

 

Puisque l’urgence de la situation n’est toujours pas comprise, les producteurs doivent prendre leur destin en main. Ce sont eux, qui sont à l’origine de ce noble produit qu’est le lait, qui doivent maintenant se donner les moyens de le vendre à un prix juste et équitable.

 

Romuald SCHABER, Président de l’EMB, organisation européenne à laquelle l’OPL adhère, viendra présenter les propositions des producteurs laitiers européens et les actions possibles à mener dans les prochaines semaines.

Erwin SCHOËGPES, producteur belge et représentant du syndicat laitier MIG, fera le bilan de la grève du lait réalisée en 2008 par nos collègues européens.

Avec ces représentants de l’EMB et les responsables de l’OPL, les producteurs de lait sont attendus très nombreux pour décider ensemble de ce qu’ils doivent faire pour continuer d’exister demain.

 

Rendez-vous le Jeudi 02 avril 2009 à Guémené-Penfao

en Loire Atlantique à 14 heures (salle de la place du Nord).

 

Contacts : Jean-Louis Naveau, Président de l’OPL : 06 82 92 23 73 / Nicolas Coudray, Animateur OPL : 06 84 92 17 62

 

* EMB, European Milk Board, fédération d’éleveurs laitiers de 15 pays européens, représentée en France par l’OPL, et qui regroupe 100 000 agriculteurs, produisant 35% du lait de l’UE.

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29.07.2008

Paiement des céréales : attention aux cotisations syndicales !

La Coordination Rurale de Bretagne (syndicat agricole) appelle l’ensemble des agriculteurs à la vigilance avant d’accepter le règlement des factures de céréales émises par leur organisme de collecte.

 

Alors que les moissons se terminent, de nombreux agriculteurs reçoivent ces jours-ci les factures pour le paiement des céréales vendues. Une partie des factures est consacrée aux retenues faites sur le paiement des céréales que la CR de Bretagne invite les agriculteurs à lire attentivement.

 

En effet, il a été constaté à plusieurs reprises que des cotisations syndicales (non obligatoires) se sont « glissées » parmi les taxes parafiscales et les CVO (cotisations volontaires obligatoires), sans que l’agriculteur ne soit adhérent à aucun syndicat. Ce mélange entre les retenues obligatoires et non obligatoires peut prêter à confusion.

 

La Coordination Rurale de Bretagne invite donc les agriculteurs à prêter particulièrement attention à leurs factures et à refuser le paiement de cette cotisation syndicale qui n’a par nature  aucun caractère obligatoire.

 

Plus largement, la CR de Bretagne regrette ce mélange des genres qui amène des agriculteurs à cotiser sans le savoir au profit d’organisations syndicales. Elle demande enfin aux organismes émetteurs de ces factures une plus grande clarté dans la rédaction.

 

 

Mardi 29 juillet 2008

 

06.06.2008

COMMUNIQUE DE PRESSE OPL

 

 

Grève du lait : les éleveurs français se mobilisent

 

 

 

La grève du lait initiée en Allemagne s’étend en Europe. Les producteurs laitiers de l’Union Européenne, rassemblés au sein de la fédération EMB (European Milk Board) se soulèvent pour obtenir un prix juste et équitable pour leur production. Ils sont d’autant plus déterminés que les charges liées à l’énergie flambent alors que le prix de vente du lait baisse.

 

 

L’Organisation des Producteurs de Lait ( OPL ), membre français de l’EMB, soutient totalement cette démarche.

 

 

Ainsi l’ OPL va entamer dès aujourd’hui le blocage d’une laiterie Alsacienne près de Strasbourg par solidarité. Les industriels européens cherchent en effet à se « serrer les coudes » et à se soutenir mutuellement en se livrant les uns aux autres, afin de restreindre les effets de la grève. Les éleveurs seront encore plus solidaires que les laiteries en empêchant ce genre de pratiques.

 

 

L’ OPL , comme les autres syndicats européens de l’EMB, exige un prix du lait rémunérateur permettant de couvrir les coûts de production, soit un minimum, à l’heure actuelle, de 40ct€ par litre. A défaut, les producteurs de l’ OPL généraliseront les blocages de laiteries, gelant ainsi toute livraison de lait.

29/05/2008

 

12.07.2007

Action syndicale: La CR manifeste pour un lait à prix rémunérateur


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Les producteurs de lait bloquent des camions à Ruffiac

 

Les agriculteurs de la Coordination rurale poursuivent dans plusieurs communes du Morbihan l ' action entamée ce week-end. A Ruffiac, une petite demi-douzaine de producteurs de lait bloque actuellement les camions qui vont vers l ' usine Entremont Alliance, à Malestroit. Ils se mobilisent pour "la suppression de la taxe de flexibilité additionnelle et un prix de 400€ pour 1000 litres de lait". Depuis quelques années, une taxe est prélevée sur le lait des producteurs, pour aider les transformateurs de lait en poudre ou en beurre. Mais les prix de ces produits flambent